Le lien entre emploi et croissance économique n’est pas toujours direct, mais il n’est pas brisé pour autant. Les économistes retracent la relation entre emplois et croissance à l’aide de la loi d’Okun , selon laquelle une hausse de la croissance fait reculer le chômage.

Suite aux différentes études économiques publiées (INSEE, OCDE), trois projections semblent plausibles dans le cadre de la conjoncture des mois à venir :

  • Le scénario d’une croissance soutenue, qui devrait s’appuyer sur les investissements et par l’intervention du commerce extérieur,
  • Le scénario d’une croissance dynamique, relative à l’enclenchement de différents moteurs de croissance : investissement et relance de la consommation,
  • Le scénario d’une croissance bridée qui se caractérise par une incertitude des études des acteurs de l’économie, qui hésiteraient à investir et à consommer.

 

Dans le cadre d’une croissance soutenue

Il semblerait que la France devrait enregistrer une hausse de son PIB pour l’année 2017 de +1.6% et en 2019 de +1.8%.
Les agents économiques durant cette période propice devraient intensifier leurs investissements. Les entreprises du secteur de la construction et de l’industrie manufacturière seront fortement sollicitées.
Le nombre de recrutements des cadres augmenteraient de 5% et approcherait le seuil des 215 000, si cette croissance devait être confortée, le volume de recrutements de cadres en 2019 pourrait atteindre un niveau inégalé.

 

Dans le cadre d’une croissance dynamique

Ce scénario se révèle être le plus optimiste, différents moteurs d’activités pourraient s’enclencher de manière simultanée, le marché de l’emploi serait impacté de manière positive. L’amélioration du marché de l’emploi permettrait aux ménages de réduire leur épargne de précaution.
Après plusieurs années difficiles l’industrie et la construction pourrait de nouveau retrouver un climat favorable.
Ces enchaînements vertueux engendreraient une progression du PIB supérieure à 2% en 2019.
Le taux de chômage descendrait sous la barre des 9%, le volume de recrutement des cadres serait en progression notable et pourrait augmenter jusqu’à 5% pour approcher les 215 000 recrutements en 2017.Si cela devait se maintenir les deux années suivantes, le nombre d’embauches de cadres en 2019 pourrait atteindre 245 000.

 

Dans le cadre d’une croissance bridée

Ce scénario s’avère être le plus pessimiste, il manquerait de dynamisme économique. Les agents économiques seraient impactés et pas indifférents aux problèmes géopolitiques, cette manière d’agir freinerait très nettement les investissements. Une économie sans investissement aurait un effet désastreux sur la croissance, qui progressivement s’affaiblirait.
Dans un tel contexte, les ménages pourraient accroître leur épargne de précaution au détriment de leurs dépenses de consommation, le PIB pourrait se situer autour des 1% au cours des trois prochaines années. Le commerce extérieur ne pourrait pas se développer de manière pérenne et serait durablement touché.
Ce régime de croissance bridée ne permettrait pas au marché de l’emploi de se développer de manière favorable, les créations d’emploi seraient insuffisantes pour annoncer un recul significatif du taux de chômage. En 2017, le taux de recrutement des cadres serait en évolution de +4%, cependant il enregistrerait une augmentation ralentie en 2018/2019, sans investissement durable l’évolution de l’emploi des cadres serait impactée.

 

Compte tenu de différents facteurs externes à l’économie, mais qui auraient un énorme impact sur cette dernière, il faudra dès le début 2018 prendre en considération l’instabilité créée par le BREXIT, les tensions géopolitiques ou encore d’éventuels mouvements sociaux. Ces éléments sont à prendre au sérieux, ils pourraient contrarier l’enchaînement vertueux qui se profile, car il s’avère, en cette fin d’année 2017, que le scénario d’une croissance soutenue se profile, les recrutements des cadres en France par les entreprises du secteur privé devrait augmenter de +5.4%.
Dans ce scénario, porté par un investissement bien orienté et par une contribution positive du commerce extérieur, les recrutements de cadres atteindraient dès 2018 un niveau inégalé.
L’emploi des cadres frôle le plein emploi, fin 2016 le taux de chômage des cadres s’élevait à 3.5% contre un taux de chômage global à 9.4%. Pour les cadres, sans conteste, la courbe du chômage s’est inversée et cette phase optimiste devrait perdurer au cours de l’année 2018.