La Seine-et-Marne s’est profondément transformée ces dernières années, sous l’effet d’une urbanisation et d’un développement accélérés. Elle est désormais le dixième département le plus peuplé de France. Ce dynamisme démographique s’accompagne d’un fort développement économique, comme en témoignent la création de plus de 100 000 emplois ces 20 dernières années et le très fort taux de création d’entreprises.

Avec une superficie de 5 915 km², la Seine-et-Marne est le plus grand département d’Île-de-France. Elle représente, à elle seule, 49% du territoire régional. Situé en Grande couronne francilienne, c’est le département français qui compte le plus de départements limitrophes (dix au total) :

  • en région Île-de-France : la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, l’Essonne, le Val-d’Oise,
  • en province : l’Aisne, l’Oise, la Marne, l’Aube, l’Yonne et le Loiret.

Cette situation géographique privilégiée permet à la Seine-et-Marne de se distinguer des autres départements français, en effet on dénombre au 1er janvier 2012 près de 70 000 établissements dans le champ marchand, soit 89 % des établissements seine et marnais.

Le secteur d’activité de Seine-et-Marne le plus dynamique s’avère être le secteur industriel, il représente 1 emploi sur 9 (48900 salariés fin 2011).

 

La localisation du secteur industriel

Ces dernières années on constate que le nombre d’établissements industriels implantés dans le 77 est resté stable, affichant même une légère croissance de 0,6 % par année entre 2006 et 2012.Sur cette période, la Seine et Marne constitue le département francilien le plus actif. Cette performance est d’autant plus remarquable que presque tous les sous-secteurs affichent une évolution plus encourageante qu’au niveau régional. C’est donc à l’échelle du territoire que s’inscrit cette dynamique positive de l’industrie. Depuis 2009, la croissance a ralenti cependant elle reste deux fois supérieure à la moyenne régionale.

L’industrie est présente dans les principales agglomérations de Seine t Marne mais selon des profils variés. Les villes nouvelles de Marne la Vallée et de Sénart rassemblent 10 162 et 6164 emplois salariés industriels. Marne la Vallée affiche des spécialisations notables dans les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC) et dans l’imprimerie. Les agglomérations de Melun et de Meaux présentent un profil industriel orienté sur la mécanique et les transports, au sein d’un tissu d’établissements diversifiés. Parmi les autres pôles d’emploi, celui de Montereau-Fault-Yonne affiche plus de 2400 emplois, ce qui en fait le 4ème pôle industriel départemental. Le pôle de Nemours présente quant à lui une spécialisation très marquée sur l’industrie du verre, regroupant plusieurs entreprises et de nombreux emplois. A Provins le tissu industriel est relativement diversifié, malgré son poids plus limité et sa spécialisation industrielle moins marquée.

 

Le marché du travail dans le secteur industriel et son avenir

L’une des dernières études publiées par le Chambre de Commerce et d’Industrie de Seine-et-Marne précise que l’Industrie regroupe plus de 3900 établissements et 47 000 emplois, ce secteur reste dynamique et constitue une spécialité seine et marnaise par rapport au reste de l’Ile de France. Les effectifs des établissements industriels sont en moyenne plus conséquent que dans les autres secteurs. Le poids dans le tissu économique est donc plus important en termes d’emploi.

Au niveau du marché du travail, 15 % des emplois salariés à durée indéterminée sont occupés dans le secteur industriel par du personnel de moins de 30 ans, à l’inverse les plus de 50 ans représentent 28% des salariés. Dans ce secteur, les emplois sont peu féminisés, seuls 30% d’entre eux sont occupés par des femmes.

Les opportunités d’emplois à saisir dans le secteur industriel sont en lien avec la pyramide des âges. L’âge moyen des salariés des entreprises de Seine t Marne a démontré une proportion plus importante de salariés âgés dans l’industrie par rapport aux autres secteurs. Si le rajeunissement de ces effectifs est inévitable, l’industrie peine à recruter et à attirer des postulants. Victime, de nombreux à priori, ce secteur souffre d’une image vieillissante et ses métiers sont souvent mal perçus ou méconnus. Suite aux nombreux départs à la retraite des papys boomers, de nombreux métiers diversifiés (ingénieurs, cadres de fabrication et de recherche, ouvriers qualifiés, techniciens,) sont d’ores et déjà à pourvoir.

L’industrie propose des salaires attrayants, les dirigeants de ce secteur ne souhaitant pas voir partir vers la concurrence les recrues qu’ils ont pris le temps de former (5 ans pour un « ajusteur usine » selon le Groupe des Fédérations Industrielles).

Ainsi, le salaire moyen pratiqué par les industries seine et marnaise dépasse significativement la moyenne observée sur l’ensemble des secteurs d’activités (industrie, construction, commerce et services).

 

L’activité recherche & développement du secteur industriel

Les chercheurs et entreprises ont déposé 372 Brevets auprès de l’INPI en 2011, cela représente 8% du total francilien, soit légèrement plus que le poids économique de la Seine-et-Marne.

Parmi ces Brevets, 120 concernent les moteurs, les pompes et les turbines. En matière de motorisation aéronautique, le département du 77 est le premier français pour le dépôt des Brevets.

Le potentiel d’innovations non technologiques paraît conséquent et encore peu exploré en seine et marne, dans cette optique, la présence de nombreux chercheurs et la proximité du marché francilien constituent des atouts considérables pour concrétiser si besoin les innovations en produits viables à travers l’industrie seine et marnaise.

Les innovations permettent de maintenir et développer ce secteur clé. Le département confie cette lourde tâche aux chercheurs de l’Université DESCARTES située à Marne la Vallée. La qualité d’enseignement de cette dernière n’est plus à démontrer et fera l’objet d’un prochain sujet dans « Nos Dossiers ».

Le secteur d’activité industriel est très spécifique à la seine et marne, il est important de souligner à nouveau qu’elle fait partie des départements très dynamiques au niveau régional, le taux de création d’établissements se situant à un niveau élevé. Ce fort taux de création s’explique par la dynamique endogène mais également par l’attractivité de la seine et marne pour les entreprises dans le cadre de leur développement. De plus, il a été démontré que ce département connaît une forte croissance de son tissu économique, à un rythme supérieur à celui de la région Ile de France, essentiellement due à ce secteur industriel en plein essor !